Bulle 18/02/18 (série combat spirituel) connaitre nos faiblesses pour mieux veiller
Jg 16,15-21 ; orgue ; Mt 26,41 ; 1 P 4,7 et 5,8-9a ; 1 Th 5,5-9 ;

Chers amis, nous sommes dans une série sur le combat spirituel (voir site). Nous sommes dans un combat pour tenir fermes dans la foi et l’amour pour Dieu. L’ennemi de nos âmes fera tout pour nous éloigner de Dieu, nous conduire au péché, miner notre vie spirituelle afin que nous ne portions plus de fruit.  C’est important de se le rappeler : le diable n’a sur nous que l’emprise que nous lui concédons ! L’ennemi se sert  de nos circonstances de vies et de nos faiblesses pour nous attaquer. C’est notre responsabilité de faire en sorte que nous ne lui donnions pas accès.

  1. Circonstances de vie et faiblesses

Le diable a commencé à tenter Jésus (pour le détourner de sa mission) quand il était seul, fatigué et affamé. Il attaque là où nous sommes le plus vulnérable. Connaitre les faiblesses et les moments où vous êtes le plus susceptible de tomber est une clé pour éviter à l’ennemi d’avoir l’avantage sur vous. En voici quelques-unes (en tout cas les principales) que l’ennemi attend pour œuvrer.

Quand nous sommes inoccupés/oisifs. Trop de temps sans rien avoir à faire ouvre grand la porte à la tentation (cf. David et Bethsabée). Nous avons besoin d’occuper notre temps de façon appropriée. Rester actif avec et pour Dieu nous permet de garder notre esprit en sécurité.

Quand nous sommes désespérés. Quand nous faisons face à un deuil/divorce/perte d’un job/crise financière nous devenons vulnérables et quand nous sommes blessés nous voulons aller mieux vite. Le tentateur nous offre des réponses rapides et faciles pour nous en sortir (occultes). Les décisions hâtives et émotionnelles aggravent souvent le problème. Notre désespoir doit nous rapprocher de Dieu et non nous éloigner de lui.

Quand nous sommes seuls. « Un chrétien isolé est un chrétien en danger » ! Un prédateur aime isoler ces proies pour la saisir plus facilement. Il n’est pas bon que l’homme soit seul dit Dieu. Deux valent mieux qu’un, si l’un tombe l’autre peut le relever (Ecc 4,9). D’où l’importance d’avoir une église-famille et des amis qui nous aiment, nous soutiennent quand c’est plus difficile.

Quand nous sommes stressés. Le stress garde notre corps et notre esprit dans un état de tension et nous empêche de penser clairement. L’ennemi vient nous offrir des anti-stress faciles et qui nous aident à échapper à la réalité (la bouteille, sites internet…). Mais ces anti-stress créent davantage de stress en ajoutant de la culpabilité et de la honte à ce que vous essayiez pourtant de fuir. Le stress facilite l’addiction à : nourriture/drogue/alcool/tabac.

Quand nous sommes en colère. En anglais danger et anger n’ont qu’une lettre de différence !  Paul nous avertit « que votre colère s’apaise avant le coucher du soleil. Ne donnez pas au diable une occasion de vous dominer ». La colère est un état émotionnel qui obscurcit notre jugement. Au lieu d’agir droitement, la colère nous pousse à nous comporter en fonction de ce que nous ressentons comme juste (par le jugement, la violence, etc.)

Quand nous sommes fatigués.  Nous savons que le repos régénère notre corps. Le manque de sommeil à un impact négatif sur nos prises de décision et nos façons de réagir. Nous sommes spirituellement plus fort une fois reposés.

 Quand nous sommes sous le coup de la déception/défaite. La tentation est grande d’en vouloir à Dieu ou de céder à la plainte. Une de ses armes favorites est le découragement. Nous ne voyons que ce que nous perdons. Il nous souffle à l’oreille que nous sommes nuls, il remet en cause notre valeur personnelle et que tout ce que nous faisons, notamment pour Dieu, « ça n’en vaut la peine ». Il rêve que nous abandonnions ! Il te souffle “Désespère” ? Dieu te dit “Persévère !”

Quand nous sommes dans le doute et la peur. Ce sont les deux côtés d’une même arme. Le doute questionne notre passé et la peur notre avenir. L’ennemi est prompt à remettre en question notre foi et veut nous maintenir dans la culpabilité ou le désespoir. Dans ce moment-là n’hésitons pas à lui rappeler son passé (défaite à la croix) et son avenir à lui (étang de feu) !

Quand nous ne disons pas « non » au péché. « Le péché nous enveloppe si facilement » dit Hb 12. Veillons notamment à ce que nous mettons devant nos yeux car l’ennemi profitera de tout ce qui alimente la convoitise. Nous sommes faibles dans certains domaines et nous devons donc veiller à ne pas donner de munitions à l’ennemi pour nous faire chuter.

 Enfin, quand tout va bien dans notre vie ! Quand la santé, les finances, les relations vont bien, on est tout aussi vulnérables car on a vite fait de baisser la garde, nous pensons ne plus avoir besoin de Dieu et tombons dans l’orgueil, la complaisance et la satisfaction de soi. Et l’ennemi, ça lui va aussi !

  1. Veillez ! En grec = portez une attention stricte !

Considérons en effet avec attention toutes les occasions où l’ennemi peut prendre avantage sur nous. Il le fait de façon toute particulière quand nous dormons spirituellement ! Beaucoup ont cru dormir en sécurité, bien mal leur en a pris et se sont fait surprendre. Vous avez entendu l’histoire de Samson ; Le roi Saül dormait quand David lui vola sa lance ; Noé ivre dormait quand son fils vit sa nudité pour sa plus grande honte ; les disciples dormaient et donc ne priaient pas pour rester fort devant l’épreuve à venir. C’est toujours quand les hommes dorment que l’ennemi vient semer l’ivraie. C’est pourquoi nous sommes tant de fois encouragés dans la Parole à rester vigilants, bien éveillés, lucide, à garder les yeux bien ouverts. Oui, restons bien alertes  tels des sentinelles montant la garde pour protéger la ville ! Veiller est un état d’esprit : soyons toujours en éveil, sur le qui-vive dans la nuit de ce monde.

Etre vigilant c’est quoi ? C’est reconnaitre que nous pouvons être attaqué à tout moment. Le mieux n’est pas seulement de réagir à l’attaque mais plutôt anticiper pour ne pas laisser nos faiblesses être source de chute ! Ce n’est pas une fois que la grippe vous atteint qu’il faut se faire vacciner !

Du coup être vigilant c’est être à l’écoute de soi et de ce qui se passe en moi et dans ma vie pour mieux comprendre et réagir. Un gardien surveille fidèlement et attentivement tout le lieu dont il a la responsabilité et ne limite pas son attention à quelques maisons ! De même nous devons être attentifs à l’ensemble de notre vie. Je connais telle faiblesse évidente mais parfois c’est plus subtil ! Examinons-nous et demandons au Saint-Esprit de nous aider.

Etre vigilant ce n’est pas être dans la crainte mais c’est être en éveil pour le bien. Etre vigilant c’est ne pas laisser notre cœur s’habituer à voir le mal qui nous environne au point que nous finissons par trouver cela normal et finir même par le vivre. Refusons d’être fatalistes vis-à-vis de nos faiblesses.

Conclusion : veiller est une affaire de chaque jour car l’ennemi ne dort jamais. C’est quand les gens honnêtes dorment que le cambrioleur visite leurs maisons. Et il est bien décidé à piller ta maison spirituelle et à prendre des droits sur ta vie. Ne laisse pas ta maison sans système de surveillance adéquat ! La parole nous invite à rester vigilants principalement dans la prière : par elle je laisse le Saint-Esprit m’aider. La chair est faible dit Paul alors pour ne pas tomber dans mes travers, je m’appuie sur sa force à lui et non sur les miennes. La prière nous permet d’attacher notre cœur à Christ et à diriger nos pensées vers lui et à nous remplir de sa présence. C’est l’arme première dans tout combat spirituel ; l’écoute de la parole : je reçois de Dieu sagesse, encouragement, discernement, avertissements, promesses. Elle me conduit dans la vérité. Mais aussi vigilant dans le service (recadre nos priorités), la louange (rappelle qui est Dieu), la communion fraternelle (ne pas veiller seul), et enfin n’oublions pas le repos afin d’avoir l’esprit clair, alerte pour tenir la longue nuit de veille !

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