Prédication sur Mt 9.1-8.

Ouhaou ! Le pouvoir confié par Dieu à l’humain !!!

Aujourd’hui, nous fêtons le dimanche du Christ Roi, dernier dimanche de l’année liturgique. Ce qui nous rappelle que le but de nos chemins de vie et de foi sont censés nous amener à reconnaître Christ Jésus, Roi dans nos vies et nos circonstances et, à vivre sous son autorité, mais je dirais aussi, à vivre son autorité tout court. Vivre l’autorité que Dieu nous confère est quelque chose à quoi nous ne pensons pas forcément, mais que nous mettons en œuvre à de nombreuses reprises dans une semaine, voire dans une journée.

Je vous invite à écouter le récit de la guérison du paralytique tiré de Matthieu 9, les v 1-8.

1  Jésus monta dans la barque, refit la traversée du lac et se rendit dans sa ville. 2  Quelques personnes lui amenèrent un paralysé couché sur une civière. Quand Jésus vit leur foi, il dit au paralysé : Courage, mon fils ! Tes péchés sont pardonnés ! 3  Alors quelques maîtres de la loi se dirent en eux–mêmes : Cet homme fait insulte à Dieu ! 4  Jésus discerna ce qu’ils pensaient et dit : Pourquoi avez-vous ces mauvaises pensées ? 5  Est-il plus facile de dire : Tes péchés sont pardonnés, ou de dire : Lève-toi et marche ? 6  Mais je veux que vous le sachiez : le Fils de l’homme a le pouvoir sur la terre de pardonner les péchés. Il dit alors au paralysé : Lève-toi, prends ta civière et rentre chez toi ! 7  L’homme se leva et s’en alla chez lui. 8  Quand la foule vit cela, elle fut remplie de crainte et loua Dieu d’avoir donné un tel pouvoir aux hommes.

Dans ce texte, il y a bien une guérison, mais autour d’elle gravitent des pouvoirs qui parfois s’opposent. Passons-les en revue :

  • il y a les amis du paralytique qui découvrent qu’ils ont le pouvoir d’apporter dans la présence de Jésus leur ami souffrant et que cela a fait une différence dans sa vie. Ils découvrent que leur foi en Jésus mise en pratique a un effet pour leur ami.
  • il y a Jésus qui exerce son pouvoir de pardonner les péchés du paralytique. Tiens… voilà qui ne va pas de soi… Dans le contexte de l’époque, Dieu seul avait ce pouvoir. D’où l’indignation des religieux.
  • Eux se donnent le pouvoir, au nom de leur savoir théologique, de décider si ce Jésus est Messie ou Blasphémateur. Ils décideront qu’il est blasphémateur et finiront pas le faire condamner à mort.
  • Jésus confirme son pouvoir de pardonner en exerçant son pouvoir de guérison, de restauration… son pouvoir à rendre à la vie, à relever.
  • le paralysé, une fois guéri et restauré, retrouve le pouvoir de porter son lit et de marcher, de se tenir debout.

Après tout cela, la foule loue Dieu pour ce miracle. Pour ce miracle, vraiment ? Pour quel miracle d’ailleurs? Matthieu nous dit qu’elle loue Dieu pour ce pouvoir donné aux hommes.

De quel pouvoir s’agit-il ? Pouvoir de pardonner ou pouvoir de guérir ? Pouvoir de la prière ? Pouvoir de juger et condamner, d’exclure et de faire taire ? Pouvoir d’accueillir avec bienveillance et d’écouter ? Pouvoir de la compassion ou pouvoir du mépris ? Pouvoir de libérer la vie ou pouvoir de l’étouffer ? Pouvoir d’échafauder et de faire le bien ou d’échafauder et faire le mal ?

En tous les cas, un pouvoir considérable.

Le Christ-Roi nous invite à l’avoir toujours devant les yeux, à l’esprit… car lui seul a su exercer son pouvoir… et il nous invite à le laisser nous inspirer dans l’usage du pouvoir que nous croyons avoir et de l’autorité qu’il nous confère. Vivre l’autorité du Roi Jésus… oui… nous pouvons le faire de nombreuses fois dans une journée.

Amen.

Inspiré par une méditation du Frère Jocelyn Dorvault, dominicain du Couvent du Caire.

 

2018-12-20T09:20:57+00:00
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